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Les ventes de cosmétiques ont chuté de près de 15 % pendant le confinement

Fermeture des magasins, baisse du trafic en officine, priorité donnée aux produits de première nécessité : le marché de la beauté et des cosmétiques subit de plein fouet la crise sanitaire.

Représentant un peu plus de 5 % du chiffre d’affaires réalisé par les officines (1,9 Md€ TTC en 2019, selon les données communiquées par le GIE GERS), les cosmétiques représentent pour les pharmaciens un segment d’activité certes étroit, mais dont les ventes sont globalement bien orientées (+7 % en valeur en 2019). Du moins en temps « normal », car ce marché n’a pas résisté à l’impact massif du confinement sur la consommation des ménages. Au cours de cette période, les ventes ont reculé de 14 %, toujours selon les données du GERS, avec une baisse particulièrement marquée pour les cosmétiques hommes (-20 à -40 % selon les semaines), les soins anti-âge, les contours de l’œil et les soins hydratants. Seuls les produits d’hygiène, et en particulier ceux pour les mains, ont fortement progressé avec, pour ces derniers, des bonds inédits de +800 % en semaine 10 ou +514 % en semaine 16. La quasi-totalité des marques leaders en pharmacie ont vu leurs ventes chuter, à l’exception de Ducray, commercialisée par le groupe Pierre Fabre.

La fermeture des parapharmacies et des réseaux de la distribution sélective a entraîné un recul équivalent des ventes. Selon le baromètre Iri/LSA, sur le seul mois de mars, le marché a chuté de 13,6 % en valeur et de 6,4 % en volume dans les espaces para des grandes surfaces alimentaires. Le recul a été particulièrement brutal pour les produits solaires, les produits de beauté (maquillage, rouge à lèvres…), ainsi que pour les soins du visage et du corps. Des baisses qui traduisent les arbitrages faits par les Français, en particulier pendant les premières semaines du confinement, au profit des produits alimentaires, de l’équipement de la maison et de l’informatique. Cette tendance s’est toutefois quelque peu inversée au cours des dernières semaines du confinement, période pendant laquelle on a observé une remontée progressive des ventes en ligne des cosmétiques, notamment haut de gamme. D’après ContentSquare, les consommateurs se sont (re)concentrés sur leur bien-être personnel. Pour Aimée Stone Munsell, directrice marketing de cette agence spécialiste du e-commerce, « beaucoup découvrent qu’ils ont davantage de temps à consacrer à leur beauté et à leur santé qu’auparavant et que souvent, ces activités soulagent également le stress. » Ce regain de croissance pour les achats en ligne de cosmétiques n’a toutefois pas profité au réseau officinal. De quoi s’interroger, une fois de plus, sur le retard très important des pharmaciens en matière de e-commerce et le manque à gagner que celui-ci représente pour le réseau officinal.



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