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Quels effets de la crise à l’horizon 2022 ?

L’Insee a chiffré le « terrain perdu » par rapport aux tendances d’avant-Covid-19. Selon l’institut, fin 2022, le retard pourrait atteindre 1,6 point de PIB.

Dans sa note de conjoncture du mois de juillet, l’Insee s’est intéressé aux effets de la crise sanitaire à l’horizon 2022. En termes de démarche, les analystes ont comparé les niveaux de croissance attendus entre 2020 et 2022, avant que ne démarre l’épidémie, à ceux constatés et estimés au regard de la nouvelle situation sanitaire. Des comparaisons que l’institut a déclinées par secteur pour bien faire apparaître qu’ils n’étaient pas tous affectés dans les mêmes proportions.

Le scénario tendanciel hors crise tablait sur une croissance moyenne du PIB de 1,2 % par an de 2020 à 2022. « Ce tendanciel ne doit pas être surinterprété comme une nouvelle estimation de croissance potentielle de l’Insee, mais correspond plus simplement à l’évolution annuelle moyenne de la valeur ajoutée totale en 2012-2018 », précisent les auteurs de l’étude. Par rapport à ce scénario, l’Insee estime qu’à la fin de l’année 2022 la France pourrait subir une perte de 1,6 points de PIB, sous réserve, bien entendu, que l’épidémie n’entraîne plus de blocage ou de ralentissement de l’activité économique.

En termes d’activité, l’Insee distingue quatre familles de secteurs. Le premier secteur regroupe les branches les plus affectées par la crise sanitaire. Cette catégorie comprend, notamment, l’aéronautique, le transport aérien, l’hôtellerie, les agences de voyage, la culture ou encore les foires et salons. Ces branches d’activité seront, selon l’Insee, durablement touchées et pourraient, fin 2022, accuser un écart supérieur à 8 % par rapport au tendanciel pré-crise.

Le deuxième secteur réunit le transport hors aérien, le matériel et commerce auto, la restauration, la cokéfaction, le raffinage, et certains produits industriels. « Ces secteurs subiraient toujours des pertes par rapport à leur activité tendancielle en 2022, mais dans une moindre mesure que les secteurs 1 car faisant face à une moindre dégradation de la demande », précise l’Insee. L’écart par rapport à la tendance pré-crise devrait être compris entre -3 % et -5 %.

Les entreprises du troisième secteur (énergie, alimentaire, commerce, activités immobilières…) se sont plus facilement adaptées que celles des secteurs 1 et 2. Elles pourraient donc subir un retard plus faible, estimé par l’institut entre -1 % et -2,5 %.

Enfin, le secteur 4 regroupe les banches les moins affectées sur le long terme par la crise (agriculture, activités financières, construction, informatique, R&D, chimie, pharmacie). Les entreprises qui en font partie « sont supposées rattraper totalement leur niveau tendanciel fin 2022, voire le dépasser », estime l’Insee.



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