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Les travaux publics dans la tourmente

Face au choc de l’inflation, l’activité a décroché de près de 10 % dans les travaux publics au 1er semestre. Mais, pour l’instant, l’emploi résiste bien.

Les professionnels des travaux publics enchaînent les mauvais mois. En juin, l’activité s’est repliée de 4 %, comparé au même mois l’an passé, d’après le dernier bulletin de conjoncture de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). Cette nouvelle baisse vient clôturer un semestre dominé par le rouge. Au total, le volume de travaux réalisés s’est contracté de 9,8 % de janvier à juin, par rapport à la même période en 2021. Sur le second trimestre, le recul a même dépassé les 15 %.

Ces mauvais chiffres sont à mettre en parallèle avec le rebond des travaux l’an passé, qui avait suivi la chute brutale de l’activité et l’arrêt de nombreux chantiers durant le premier confinement. Mais ils reflètent également la dégradation de la situation économique et les tensions inflationnistes, qui freinent de plus en plus la demande. Depuis avril, les commandes sont en chute libre. Au second trimestre, les marchés conclus ont reculé de 10,7 % sur un an. En cumul depuis janvier, la baisse atteint les 7 %.

Dans ce contexte peu réjouissant, tout n’est pourtant pas si sombre. Car cette première moitié de l’année a été marquée par une bonne résistance de l’emploi dans le secteur. Les effectifs ouvriers n’ont que très légèrement reculé au 1er semestre (-0,5 %), malgré la dégradation de l’activité. Le recours à l’intérim poursuit, de son côté, son redressement après son faible niveau de 2021, avec un nombre d’heures en hausse de 3,2 %. En revanche, les heures travaillées par les ouvriers permanents ont chuté de 8,4 % en juin. Mais il faut y voir surtout les effets des fortes chaleurs sur le mois qui sont venues perturber l’avancée des chantiers. En cumul depuis le début de l’année, la baisse est limitée à 1,6 %.



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